Bolivie inoubliable

Publié le par An'so & Stephane

31 juillet : le passage de la frontière se fait sans problème. On arrive au charmantundefined petit port de Copacabana. L’église est magnifique, à l’allure andalouse. Copacabana est un peu le Lourdes de l’Amérique du Sud. Les gens affluent de partout pour bénir tout et n’importe quoi. Le plus impressionnant reste la file interminable de voitures décorées de guirlandes aux couleurs criarde. Les heureux propriétaires patiente afin qu’on bénisse leur carrosse ! Nous partons en bateau pour l’Isla del Sol. On se croirait en pleine mer tant le lac Titicaca est immense. Le voyage est grandiose et à l’arrivé on est scotché par la beauté du paysage. La cordilière Royale au loin, l’eau calme et le bleu du lac. Magique. Comment ne pas être émerveillé devant tant de beauté ? Après une soirée bien arrosée au vin Chilien dans une gargote sans eau ni électricité et dans un froid glacial, le clou se révèlera être le levé du Soleil. On a l’impression d’être seul au monde, on est heureux.

1er août : après ce fameux levé de soleil et un copieux ‘desayuno’, nous retournons à Copacabana. Cette journée sera très largement réservée au transport, pour rejoindre La Paz vers 16h30. Nos premiers contacts avec La Paz nous laissent entrevoir une grosse ville où l’on a du mal à trouver nos repères. On a du mal à se sentir à l’aise. En fait cette impression passera au fil du temps. La Paz est une ville qu’il faut apprendre à apprivoiser. La Paz est gigantesque, encastrée et construite à flan de montagnes à pic.

  

2 Août : on part en excursion à la vallée de la LuneChacaltaya et Chacaltaya, la plus haute station de ski du monde. La vallée de la lune, on se dit que c’est un peu à cela que doit ressemble l’ouest Américain, mais en plus grand évidemment. Pour se rendre à Chacaltaya (qui est à tout de même 5 300 m d’altitude !) la route est tortueuse et dangereuse. Une route étroite avec le flan de montagne d’un côté et le vide de l’autre : une pensée pour Nicole. Le paysage n’en reste pas moins fabuleux, des lacs rouges, verts, la neige, les montagnes ; oui la Pacha Mama est vraiment riche de beauté. Arrivés à la station, nous souhaitons rejoindre le sommet, une petite marche d’environ 800 mètres, guère plus. Mais cela est sans compter les 5 300 mètres d’altitude : il nous aura fallu plus de trente minutes pour faire ces quelques mètres : on n’est pas prêts pour l’ascension de l’Everest !  

3 août : ça y est, nous prenons nos marques dans la Paz, cette grande ville qui nous effrayait hier nous est plus familière aujourd’hui, ces enfant cagoulés cireurs de chaussures ne nous font plus peur. Pourquoi sont-ils cagoulés, pour ne pas qu’on puisse les reconnaître, car leur métier leur font honte ? Simplement le froid ? On ne sait pas mais c’est étrange. On passera notre journée à visiter la ville et ses musées, à se perdre dans les rues et y faires quelques achats. En fin de journées, nous allons prendre notre bus Cama pour Sucre. On y dormira bien.

 

4 août : nous avons trouvé notre hôtel : Residential Bolivia, pour 60 bolivianos. La ville est très belle. Toute blanche. Sucre est la capitale administrative de la Bolivie, elle est plus basse en altitude ce qui lui confère un climat plus agréable en cette période de l’année… On a même chaud ! On profite de cette belle journée pour aller visiteundefinedr les traces du passé à Cal Orcko… Oui, des traces de Dinosaures !!! Incroyable mais vrai. En exploitant la montagne, les ouvriers d’une cimenterie ont découverts des strates avec des pas de dinosaures foscilisés ! Ces pas ont des millions d’années, et par la taille de l’empreinte, l’écart entre deux empreinte ou encore la profondeur de celle ci, les chercheurs sont capables de déterminer la taille approximative de ces charmants animaux ! Il y en avait de très grands. Etape intéressante.

En revenant sur Sucre, on apprécie cette belle journée, du coup, on n’a pas tellement envie de s’enfermer dans les musées. Nous allons tout de même visiter le couvent sur les hauteurs de la ville, il est joli, agrémenté de beaux patios et jardins. Mais ce qui est épatant, c’est la sortie des classes, tous les gamins se retrouvent sur la place et jouent au babyfoot !!! Stéphane n’a pas manqué d’en affronter quelques uns.

 

5 août : on se retrouve encore dans les fêtes nationales ! Du monde partout, c’est incroyable, des défilés par ci et par là, et ça répète et ça répète, les fanfares ne cessent de jouer les mêmes refrains qui commenceraient presque à nous taper sur le système !

En début d’après-midi, nous partons pour Potosi en bus. Nous irons à l’hôtel Turista (90 bol), je ne sais pas si le nom de l’hôtel y est pour quelque chose mais Stéphane n’a pas l’air bien.

 

6 août : on part visiter les Mines de Potosí. Mais comme aujourd’hui c’est férié, nous verrons que undefinedtrès peu de Mineurs, la visite n’en n’est pas moins intéressante. Nous sommes hallucinés par l’explosion de la dynamite. En fait, notre guide a fait sauté devant nous un bâton de dynamite à ciel ouvert : ça fait du dégât, alors imaginez à l’intérieur d’une mine, ce n’est pas étonnant que les mineurs mâchent de la coca à longueur de journée. Oui, la feuille de coca coupe la faim, oui elle donne de l’énergie mais elle doit aussi permettre de «planer» un petit peu afin d’oublier le rude labeur qu’ils accomplissent. Autrefois les mines de Potosi étaient très fournies d’argent, il paraît que les mineurs trouvaient, à l’époque des colons espagnols, des filons d’argent gros comme le bras, maintenant, la mine ne procure plus que des filons très petits, gros comme les veines du bras…

A Potosi, on est en pleine fête nationale, fini les répétitions, c’est le jour J. Pour nous ça complique les visites de la ville. Nous partirons pour Uyuni à 19 heures en bus de nuit.

A deux heures du matin, notre bus arrive enfin. Nous avons réussi à dormir et on se demande encore comment on a fait. La piste était très mauvaise, le bus aussi, et malgré les couinements et autres secousses on a réussi à dormir.

Bref à deux heures, on récupère nos sacs à dos. Il fait un froid terrible. On n’a pas réservé d’hôtel… Nous nous retrouvons à deux heures du mat à errer dans les rues désertes de Uyuni afin de trouver notre hôtel pour la nuit. On commence à s’inquiéter… On a beau sonner aux portes des hôtels, personne ne nous répond. On finit, après peut-être une demi-heure de promenade forcée à en trouver un, un peu cher mais à cette heure-ci, nous ne sommes pas en position de force pour négocier. Nous nous couchons, enfin, des rêves pleins la tête : nous sommes à quelques heures de notre expédition pour le Salar de Uyuni. Un moment tant attendu !

 

7 août : après une visite, de jour cette fois, de Uyuni nous retrouvons l’agence Tonito tour pour faire notre expédition de 3 jours à travers le Salar. Nous sommes dans un 4x4, accompagnés de 4 autres Français, d’une cuisinière et de notre chauffeur guide « Gabriel ».  Nous faisons connaissances sur les premiers kilomètres… Nous avons à peu près le même âge mais surtout, les mêmes centres d’intérêts et nous nous entendons bien, très bien… Si bien que finalement ces compagnons de trois jours deviendront nos amis et nous nous voyons depuis régulièrement en France, malgré les kilomètres qui nous séparent. Miguel et Sanctus sont hyper gentils avec nous, Sanctus nous fait des repas de rêves à plus de 4 000 mètres d’altitude ! Incroyable…

Après une visite au cimetière des trains, direction le Salar !

La traversée du Salar est tout à fait grandiose. Une immense mer de sel qui représente apparemment l’équivalent de deux départements français. C’est  étrange, le sel forme des hexagones, un peu comme une ruche géante. Comment se forment ces hexagones ? L’unique réponse de Gabriel sur nos questions perpétuelles de savoir le pourquoi du comment est « asi es la vida » ! C’est vrai, pourquoi on se pose tant de questions ! Apprécions la beauté du paysage et puis arrêtons d’essayer de comprendre !!! C’est tout simplement magnifique. undefinedLe ciel d’un bleu Azur, le blanc éblouissant du Salar et au loin les majestueux volcans dont certains en activité. Plus loin, nous faisons une pause à la Isla del Pescadores, endroit stupéfiant. Au milieu de cette immensité blanche, une île avec des cactus immenses ! Mais où sommes nous, le bus de la nuit dernière était-il magique ? Serions-nous au paradis ? On n’en croit pas nos yeux : tant de beauté existe sur la terre… c’est merveilleux. Après la découverte de l’île, nous nous retrouvons pour déjeuner… On n’a plus envie de repartir, c’est tellement beau. Mais bon, si nous restons ici nous allons mourir de froid et surtout, on manquera la suite !!! Et ça, on ne veut pas. On fini la traversée du Salar, on est déjà nostalgique de quitter cet endroit… Nous nous dirigeons à Bella Vista, où nous passerons la nuit dans une sorte de gîte. Les garçons entament une partie de foot contre les jeunes boliviens du village. Un pari est en jeu… Les perdants doivent payer un fanta aux gagnants !! Les garçons crachent les poumons mais finiront par gagner, les boliviens sont vexés mais vite oubliée lorsque nous nous retrouvons tous autour d’un fanta bien mérité. Qu’elle belle journée, déjà presque achevée…Une petite pensée à Chocolate !

 

8 août : nous traversons des paysages lunaires. Nous sommes dans le Sud Lipez. Grâce à Romain, nous savons toujours à quelle altitude nous sommes ! Stéphane eundefinedst jaloux, lui aussi, il aimerait avoir un altimètre : ce sera chose faite pour Noël ! Nous avons un petit peu moins de chance que la veille en terme de météo, c’est assez couvert aujourd’hui, du coup, les couleurs ne sont pas aussi jolies, mais les paysages n’en demeurent pas moins extraordinaires. En fin de journée, après avoir vu les lacs colonisés par les flamants roses, des montagnes incroyables aux formes lunaires, nous arrivons à la Laguna Colorada. Et elle porte bien son nom ! Rouge, oui rouge, pas légèrement rosée ! Ce vaste lac est entourée d’une vaste étendue blanche qui n’est pas du sel, ni de la neige mais du Borax. Il paraît que c’est avec cela que l’on fait le dentifrice. Et toujours ces majestueuses montagnes qui nous surveillent. Ici il fait, très, très froid ! Et il n’y a pas de chauffage, non, non !!! Le gîte « Laguna Colorada » est spartiate, et nous sommes loin d’être les seuls touristes. Les toilettes sont communes, n’essayez pas de tirez la chasse, l’eau est gelée ! Notre chef cuisinière va nous faire un poulet frites que nous engloutirons arrosé d’une bonne bouteille : on se réchauffe comme on peut ! On passera finalement une bonne nuit et nous n’aurons pas eu froid (pas étonnant vu comme on était couvert) malgré les -20°C !

 

9 août : on se lève aux aurores pour aller voir les geisers de El Sol Del Manana ! Dans le 4x4 on a sorti les duvets pour essayer de se réchauffer, il fait froid ! Il a neigé. Mais nous allons vite oublier cette contrainte. Car notre esprit va se perdre encore une fois dans le spectacle de la nature. Oui, ces geisers sont impressionnants, il y a d’immenses trous où de la boue boue ! Ailleurs, un trou plus petit qui crache une vapeur d’eau à une pression très élevé : ça fait un bruit monstre. Nous repartons vers les sources d’eaux chaudes où Stéphane et David, les plus courageux y tremperont les jambes. Nous autres avons trop froid et rien que de voir la neige autour, cela nous dissuade de nous dévêtir. Par contre le petit déjeuner avec pain grillé fera l’unanimité.

Nous repartons à travers ces paysages toujours aussi grandioses -on ne s’habitue pas à cette beauté renouvelée à chaque kilomètre- et arrivons à la Laguna Verde, au pied du Licancabur. On a utilisé déjà tous les superlatifs… Quoi dire, c’est incroyable cet endroit : un concentré de bonheur. Ici le lac est d’un vert, mais d’un vert ! C’est undefineddommage que le soleil nous ait abandonné, il paraît que les couleurs auraient été encore plus contrastées. Mais bon, là c’est quand même déjà pas mal !

Voilà, au terme de notre visite de la Laguna Verde, nous devons quitter nos nouveaux amis et nos guides de trois jours. On est un peu triste de ne pas faire les derniers kilomètres avec eux, on a tellement passé d’agréables moments. Mais bon, nous avons prévu de nous arrêter là pour rejoindre San Pedro de Atacama au Chili. Nous attendons notre bus, des images plein la tête… Nous avons vécu 3 jours de Pur Bonheur.

Voici le bus. Nous partons, et à la frontière, nous sommes très étonnés !!! Il faut passer les roues du bus dans la javelle, nous chaussures aussi !!! No comments.

Nous arrivons à San Pedro de Atacama, il fait chaud… et il y a des chiens partout. Je n’aime pas les chiens errants !

Publié dans Carnet de voyage

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