Pérou mythique

Publié le par An'so & Stephane

22 juillet : il est huit heures vingt, en patientant avant l’embarquement, on attendra que le café « Attazza ouvre ses portes pour prendre notre petit déjeuner. J’aurais bien pris une photo mais Stéphane m’en a déjà empêché !

Nous sommes enfin arrivés à Lima, à 22 heures 20. A 23heures 30 nous étions à l’hôtel style colonial avec deux patios. L’hôtel est rustique, mais ça va… On a même de l’eau chaude !

 

23 juillet : Zut ! J’avais paumé mes boules Quies, il y a beaucoup de circulation à Lima ! On se lève vers huit heures et après notre 'desayuno', nous voilà parti à la découverte de la ville.

La 'plaza des Armas’ est très belle. On visite la cathédrale la plus vieille du Pérou avec Christian : undefinedtrès intéressant.

Puis San Francisco. On se ballade à travers des ruelles qui font très espagnoles puis on va manger dans un espèce de Fast-food et là Stéphane se fait piquer son poulet par un jeune péruvien affamé : ça fait drôle. Le pauvre, si on avait pu le rattraper, on lui aurait bien payé à manger…

On part ensuite confirmer notre vol pour Cuzco puis direction le musée des armes et de l’or. Au musée de l’or, il y a plein de momies. Il paraît qu’au Pérou, il y en a plus qu’en Egypte ! Au Pérou, on leur fait adopter la position du fœtus et leur tête regarde le soleil. La collection d’or est impressionnante, des tapis, des ponchos… Par contre Stéphane est déçu : la collection des œuvres du Kâma-Sûtra sud américain n’est pas là, prêtée à un musée européen !!

On retourne ensuite dans le centre de Lima et allons à l’office du tourisme.

Encore une fois, on rencontre une personne charmante qui nous suggère d’aller visiter China Town. Effectivement, on voit deux ou trois restos chinois et une porte chinoise qui indique qu’on se trouve dans le quartier chinois… On se promène et on se retrouve dans un centre commercial où il y a plein de robes de mariée et… des manucures. Je me fais faire pour la première fois de ma vie une french manucure : pour seulement 7 soles !

Ensuite on part pour la place San Martin, on mange une bricole et au lit. On est crevé. Cette première a été riche en rencontre où nous nous sommes laissé aller à arpenter la capitale du Pérou.

 

24 juillet : direction 'Aeropuerto Por Favor’ ! Pour 15 soles. Ca y est : direction la capitale des Incas : Cuzco ! La ville et sa ‘plaza des armas’ (il faut s’y faire, il y en aura dans toutes les villes et villages) sont vraiment superbes. Maintenant que Stéphane a vu qu’on peut décharger les photos dans le cyber café, il s’est transformé en véritable japonais !undefined

La matinée sera consacrée à la recherche d’un hôtel et à la logistique. On atterrit finalement au Royal Qosqo Hotel pour 40 soles/ nuit, baños collectivos : ça nous va.

Visite de la grande cathédrale sur la ‘Plaza de Armas’ : impressionnante de richesse, de l’or partout et un hôtel en argent massif : rien que ça !

On va aussi, grâce à notre « bolleto touristico » au « musée de Santa Catalina », puis au magnifique monastère « Santo Domingo » où on note un enchevêtrement des vestiges incas et constructions coloniales. Vraiment très chouette. On a vu aussi l’Eglise de la Campañia où une messe était célébrée. On termine la journée en nous rendant au spectacle folklorique qui n’est pas franchement inoubliable, mais c’était inclus dans le bolleto touristico !

Enfin, je cède au caprice de Stéphane et nous nous rendons au Bar Africa mama, renommé dans toute l’Amérique Latine. C’était très sympa, j’y ai appris les bases pour danser la Salsa… Apparemment, je ne suis pas très douée, je n’ai pas arrêté de me faire engueuler par le prof ! On rentre vers 23 heures et au lit !

 

25 juillet : 6h30 Debout. Une chose semble se répéter au long de nos voyages : on se réveille tôt ! On est partis en collectivos pour 2 soles/personne pour Pisac, il y a un très beau marché regorgeant de produits locaux. On se décide à monter jusqu’aux ruines à pied. Et là, on n’imaginait pas se qui allait nous arriver. Après 5 km de monté (assez fatiguant à 3700 m d’altitude) nous allons de découvertes en découvertes : le site est grandiose ! On ne passe pas loin de 2 heures pour visiter cette impressionnante cité incas coincée dans les colossales montagnes andines. On redescend au village de Pisac en taxi, puis reprenons un collectivos pour retourner vers Cuzco. On s’arrête 8 kms avant Cuzco : à Tombomachay, puis marchons vers Puca-Pucarà. Après quelques kilomètres, on visite la grotte cérémoniale de Kenko. Malheureusement, le temps nous manque, nous n’avons pas le temps de rejoindre le site de Sacsayhuaman (prononcer sexy woman) : nous irons demain. On revient sur Cuzco par le quartier de San Blas, où on se visite encore une petite église (on va finir par devenir des vrais culs-bénis !) riche en décoration. Puis un petit café s’impose, on en profite pour voir les dernières minutes de la finale de la Copa América et c’est finalement le Brésil qui gagnera. Retour tout doux à l’hôtel : on est naze, ça fait un peu 12 heures qu’on est debout, on a dû se taper pas moins de 20 kms de randonnée à 3 700 mètres d’altitude : c’est peut-être normal que l’on soit crevés !

 

26 juillet : un début de journée un peu galère et essentiellement dépourvu à la logistique : on a voulu acheter nos billets pour le Machu Picchu ! Train Machu PicchuC’est désormais chose faite. Nous partirons donc par le train Ollanta-Machu-Picchu, le train au départ de Cuzco étant complet.

Puis on a cherché en vain l’agence First Class pour acheter nos billets de bus pour Puno pour le jeudi. Bref on se trouve un resto pour manger le midi puis après la visite de la place et de l’église San Francisco on retourne à l’hôtel. Et oui, Stéphane a encore des coups de soleil sur le crâne ! Un petit coup de Biafine et on est repartis pour Sacsayhuaman et là nous sommes une fois de plus impressionnés par ces vestiges Incas. Il en ressort un besoin d’acheter un livre pour comprendre Quoi-Qui-Comment-Pourquoi ? C’est immense et il est difficile de comprendre l’utilité initiale de chaque lieu.

 

Ensuite, on redescend par le quartier San Blas où en déambulant, nous tombons enfin sur Hatun Rumiyoc, cette  fameuse pierre aux douze angles, un des blocs qui composent le mur du palais de Inca Roca.

 

Elle est prise d’assaut par les touristes et quelqu’un l’a recouverte de papier blanc : c’est malin ! Du coup, on ne prendra pas de photos, na !

 

27 juillet : 4 heures du mat’ ! Un abruti d’anglais, ou du moins d’anglo-saxon geint dans le couloir et réveille tout l’hôtel : il fait un potin pas possible. On ne se rendormira pas. 6 heures, nous nous levons pour aller voir le fameux Machu Picchu. Je suis à quelques heures de la réalisation de mon rêve d’enfance, je trépigne d’impatience !

 

Après deux bus, un train et une navette, nous arrivons (enfin) sur le site. C’est à vous couper le souffle : Grandiose, Spectaculaire, Magique, Mystique sont des mots qui vous viennent tout de suite à l’esprit. Le site est d’une incroyable beauté. Ce ne sont pas les pierres en elles-mêmes (les undefinedpierres taillées de Sacsayhuaman sont beaucoup plus impressionnantes) qui font la beauté du site mais surtout l’environnement dans lequel il se situe. On est au sommet des montagnes et là, imaginez une ville ! Ah les montagnes… Nous entamons la montée du Wayna Picchu afin d’avoir une vue d’ensemble. Stéphane est comme un dingue, plus le temps passe et plus je me dis qu’il doit avoir du sang japonais dans les veines. Tout en haut, nos efforts sont récompensés. Evidemment, là aussi nous avons immortalisé l’instant. De tout là haut on peut voir que les ruines du Machu Picchu représentent un condor de profil.

On redescend et finissons la visite au pas de course, il nous manque du temps, c’est dommage. On reviendra un jour ! Nous redescendons attraper le train et traversons en sens inverse la forêt tropicale : des bananiers par centaines, des oiseaux du paradis, des orchidées sauvages, des hévéas et pleins de végétaux dont nous ne connaissons pas les noms !

 

28 juillet : aujourd’hui nous nous levons assez tard et prenons un VRAI ‘desayuno’. Ils commençaient à me manquer les petits déjeuners. Du matin. Par ici Sandwich au Jambon, Jugo de banana con leche, café et autres tartines… On pensait aller aux Salinas de Maras et Moray en collectivo mais cela semble compliqué et un taxi nous convainc d’y aller avec lui. Et puis, vu le prix, ce serait bête de s’en priver (60 soles). Après coup, on se rend compte qu’on a bien fait d’opter pour cette solution, sinon, on aurait jamais eu le temps de tout faire. Tout d’abord, nous nous rendons aux Salinas qui datent de l’époque Iundefinedncas et sont toujours utilisées de nos jours. C’est grâce à une source chaude chargée en sel, qui s’écoule de puits en puits, puis, grâce au soleil, l’eau s’évapore et on peut recueillir le sel. L’endroit est grand et éblouissant au propre et au figuré !!! La blancheur du sel réfléchit les rayons du soleil. Après les Salinas, nous nous rendons à Morey, lieu où les incas faisaient des cultures : une sorte de laboratoire agricole géant. Imaginez des cercles concentriques, en terrasse, très grands, très large. On se promène, on explore, c’est beau et calme, on se sent bien. Enfin, notre taxi nous emmène à Chinchero, l’église est impressionnante d’extérieur. Quant à l’intérieur, on ne saura pas : elle était fermée ! La place est charmante, des femmes péruviennes vendent des souvenirs et autres produits locaux aux touristes. Nous reprenons la voiture avec Ronald, notre chauffeur et retrouvons Cuzco en fin d’après midi. Visite d’un autre musée puis on regarde quelques minutes le spectacle de rue donnée à l’occasion des Patrias.

Nous allons boire un coup et je demande un Pisco… Et là ERREUR !!! J’ai demandé un Pisco et non un Pisco Sour. Résultat j’ai bu un verre de Pisco Pur. Je ne suis pas prête de recommencer : j’ai été saoule en un rien de tant puis malade.

 

29 juillet : départ pour Puno avec le Bus First Class. 8 à 10 heures de route à travers l’Altiplano, nous traversons des paysages grandioses à plus de 3 500 mètres d’altitude en moyenne. On avait le choix entre le train et le bus pour faire ce trajet, nous avons finalement préférer opter pour le bus car celui ci offrait l’avantage de visiter différents sites, à commencer par la chapelle Sixtine des Amériques, j’ai nommé San Pedro de Andahuaylillas. Très vieille église aux fresques impressionnantes. Un Pisonay, très gros arbre péruvien, doit être planté sur cette place depuis des centaines d’années. Peut-être a-t-il été planté lors de la construction de l’église… Ensuite nous nous arrêtons sur le site Inca de Raqchi : le grenier de l’Empire Incas. Dans les quelques 200 maisons de pierre, les incas conservaient des denrées pour tout l’empire. En cas de sécheresse ou autre, ils puisaient dans les réserves. L’architecture du site est une fois de plus bien différente de ce que nous avions pu voir auparavant. Pour le déjeuner, on se retrouve dans une sorte de ferme un peu trop touristique mais qui nous offrira l’avantage de caresser et de donner le biberon à de doux alpagas et autres vigognes. C’est amusant. Une fois arrivés à Puno, en bordure du lac Titicaca, nous logerons à l’hôtel Impérial pour 15 dollars la nuit. Nous mangeons avec deux américaines asiatiques puis au lit.

 

30 juillet : nous partons pour les îles Uros pour la matinée. Dans le bateau nous rencontrerons un allemand qui animera notre voyage. Les Uros… encore un endroit undefinedhors du commun. D’après ce que nous avons lu, les Uros sont un peuple qui a fuit les Incas qui avaient toutes les terres. Refusant de se plier aux lois Incas, les Uros se sont réfugiés où ils pouvaient, c’est-à-dire, sur l’eau. Pour cela, les Uros ont superposés des branches de sortes de roseaux les unes sur les autres jusqu’à former de véritables iles. Au contact de l’eau, le fond de l’île pourrit et pour ne pas couler, les Uros doivent remettre de nouveaux roseaux régulièrement. C’est étrange de marcher là dessus, ça rebondit un peu… Sur une des îles, alors qu’il n’y a que de quoi « survivre » on trouve une poste et une cabine téléphonique : Ah… qu’est-ce qu’on ne ferait pas pour les touristes ! Nous revenons sur Puno vers 12 heures et allons visiter le Yamari (bateau de guerre) : visite intéressante mais pas inoubliable… A noter que le bateau a été emmené pièce par pièce depuis l’Angleterre jusqu’à Puno en passant à dos d’âne toutes les montagnes péruviennes. Il faut croire que quand une guerre menace (d’ailleurs elle n’a pas eu lieu !) on est capable des choses les plus folles. Sinon à Puno, il n’y a pas grand chose à faire, on regrette un peu d’être resté une journée de plus. Demain, nous passerons la frontière pour user nos chaussures en Bolivie.

Publié dans Carnet de voyage

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